L'entretien préalable au licenciement est pour bientôt. MAis faut-il se battre ou attendre un probable licenciement pour y répondre en justice?


La question vaut la peine d'être posée, mais il faut distinguer les entretiens préalables au licenciement pour raison économique et les licenciement pour faute.
En ce qui concerne les licenciment économiques il est bon d'être assité par un conseiller du salarié ou un collègue bien informé de la réglementation et qui pose tout de suite les bonnes questions.
On gagnera du temps si l'employeur veut préciser les critères d'ordre du licenciement dont on peut alors évoquer la bonne application et la légalité.


En ce qui concerne le reclassement du salarié inapte, on peut utilement interroger l'employeur sur ses efforts de reclassement.


Mais quand il s'agit de faute attribuée au salarié, il convient parfois de ne pas se battre trop fort: contrer de façon pertinente les griefs de l'employeur peut lui donner des informations sur leur faiblesse et lui faire optimiser ses griefs avant de rédiger la lettre de licenciement.


Il y a une décision à prendre avant l'entretien préalable: ou bien on tente de sauver le job et on prend le pari que l'employeur peut revenir sur son idée de licenciement.


On bien on pense que la décision est déjà prise et on réserve à une négociation ultérieure ou aux juges les points faibles des griefs de l'employeur: les fautes ou prétendues fautes datées de plus de deux mois et qui ne peuvent plus être sanctionnées, les griefs déjà sanctionnés par un avertissement, les tentatives de licenciement pendant un arrêt de travail...

Cela n'est valable que dans le cas où un procès prud'homal ou une tentative de transaction serait justifié par l'ancienneté importante ou un salaire important, ou les deux.


La décision est difficile, c'est un jeu, un risque à prendre à chaud dès que l'employeur a fait connaître ses griefs envers vous..